Voltaire et le peuple choisi de Dieu

“N’est-il pas clair (humainement parlant, et ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute? Et si les Romains dominèrent, ne le méritèrent-ils pas par leur courage et par leur prudence? Je demande très humblement pardon aux Romains de les comparer un moment avec les Juifs.”

« On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs cœurs, que c’est l’objet continuel des figures qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s’emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce ».
(Essai sur les moeurs et l’esprit des nations, 1756)

« Vous me semblez être le plus mauvais du lot. Les Kaffirs, les Hottentots, et les Nègres de Guinée sont beaucoup plus raisonnables et plus honnêtes que vos ancêtres, les Juifs. Vous avez surpassé toutes les nations, dans des fables impertinentes, dans une mauvaise conduite et dans le barbarisme. Vous méritez d’être puni, tel est votre destinée. » (Lettre que Voltaire a envoyé à une personne de confession juive qui se plaignait de son antisémitisme dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations)

« Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable de la terre ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : Anthropophage)

« …une horde de voleurs et d’usuriers… ». (Dictionnaire Philosophique, 1764, article : États, gouvernements)

« C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre ». (Dictionnaire Philosophique, article Tolérance)

“Un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition, et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler.»  (Dictionnaire Philosophique,article Salomon)”

Et encore :

“Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce.”

“Les Samoïèdes, les Lappons, les habitants du nord de la Sibérie, ceux du Kamshatka, sont encore moins avancés que les peuples de l’Amérique. La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps.” (Essai sur les moeurs)

«Il me paraît essentiel qu’il y ait des gueux ignorants». (lettre, 1763)

«Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas qu’il soit instruit». (lettre, 1769 )

– Quant à la célèbre phrase : «Je ne partage pas vos idées mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez les exprimer», elle n’est pas de lui, mais tirée d’un livre sur lui, Les amis de Voltaire, de Evelyn Beatrice Hall (1906), sous le pseudonyme S[tephen] G. Tallentyre. Par cette formule faussement attribuée, l’auteur a voulu exprimer l’idée qu’elle se faisait de lui.

(1) Du genre : “Vous êtes le vainqueur de la superstition, ainsi que le soutien de la liberté germanique. Vivez plus longtemps que moi, pour affermir tous les empires que vous avez fondés. Puisse Frédéric le Grand être Frédéric immortel !”
Frédéric, dira de lui plus tard : “J’ai pressé le citron et jeté l’écorce”.

Pris de http://nouvelles-du-silence.over-blog.com/article-voltaire-67080509.html

Mahomet imposteur

” Contre ses attentats vous pouviez autrefois Lever impunément le fer sacré des lois, Et des embrasements d’une guerre immortelle

Etouffer sous vos pieds la première étincelle. Mahomet citoyen ne parut à vos yeux Qu’un novateur obscur, un vil séditieux. Aujourd’hui, c’est un prince ;

il triomphe, il domine ; Imposteur à La Mecque et prophète à Médine, Il sait faire adorer à trente nations Tous ces mêmes forfaits qu’ici nous détestons. Que dis-je ? En ces murs même une troupe égarée, Des poisons de l’erreur avec zèle enivrée, De ses miracles faux soutient l’illusion, Répand le fanatisme et la sédition, Appelle son armée et croit qu’un Dieu terrible L’inspire, le conduit et le rend invincible.

Bannis toute imposture et d’un coup d’oeil plus sage Regarde ce prophète à qui tu rends hommage ; Vois l’homme en Mahomet ; conçois par quel degré

Tu fais monter aux cieux ton fantôme adoré. Enthousiaste ou fourbe, il faut cesser de l’être ; Sers-toi de ta raison, juge avec moi ton maître : Tu verras de chameaux un grossier conducteur, Chez sa première épouse insolent imposteur, Qui, sous le vain appât d’un songe ridicule, Des plus vils des humains tente la foi crédule. ”

” Le fanatisme ou Mahomet “, 1736.

Pour lui, les juifs…

… pratiquaient des sacrifices humains.” Il n’est donc que trop vrai que les juifs, suivant leurs lois, sacrifiaient des victimes humaines. Cet acte de religion s’accorde avec leurs moeurs ; leurs propres livres les représentent égorgeant sans miséricorde tout ceux qu’ils rencontrent, et réservant seulement les filles pour leur usage. ”

” Essai sur les moeurs et l’esprit des nations “, 1756

… n’ont pas de philosophie.” Vous demandez quelle était la philosophie des Hébreux ; l’article sera bien court : ils n’en avaient aucune. Leur législateur même ne parle expressément en aucun endroit ni de l’immortalité de l’âme, ni des récompenses d’une autre vie. (…) Les juifs n’étaient attachés scrupuleusement, dans les derniers temps de leur séjour à Jérusalem, qu’à leurs cérémonies légales. Celui qui aurait mangé du boudin ou du lapin aurait été lapidé ; et celui qui niait l’immortalité de l’âme pouvait être grand prêtre. ”

” Dictionnaire philosophique “, article ” Juifs “, 1764

… sont les ennemis du genre humain.” Mon oncle était lié avec les plus savants juifs de l’Asie. Ils lui avouèrent qu’il avait été ordonné à leurs ancêtres d’avoir toutes les nations en horreur ; et, en effet, parmi tous les historiens qui ont parlé d’eux, il n’en est aucun qui ne soit convenu de cette vérité. (…)

On trouverait plus de cent passages qui indiquent cette horreur pour tous les peuples qu’ils connaissaient. Il ne leur était pas permis de manger avec des Egyptiens ; de même qu’il était défendu aux Egyptiens de manger avec eux. Un juif était souillé, et le serait encore aujourd’hui, s’il avait tâté d’un mouton tué par un étranger, s’il s’était servi d’une marmite étrangère. Il est donc constant que leur loi les rendait nécessairement les ennemis du genre humain. ”

” La défense de mon oncle “, 1767, chapitre XIV

… sont haïs par leur faute.” Vous êtes frappés de cette haine et de ce mépris que toutes les nations ont toujours eus pour les juifs : c’est la suite inévitable de leur législation ; il fallait, ou qu’ils subjuguassent tout, ou qu’ils fussent écrasés. Il leur fut ordonné d’avoir les nations en horreur et de se croire souillés s’ils avaient mangé dans un plat qui eût appartenu à un homme d’une autre loi. (…) Ils gardèrent tous leurs usages, qui sont précisément le contraire des usages sociables ; ils furent donc avec raison traités comme une nation opposée en tout aux autres ; les servant par avarice, les détestant par fanatisme, se faisant de l’usure un devoir sacré. Et ce sont nos pères ! ”

” Essai sur les moeurs et l’esprit des nations “, chapitre CIII, ” De l’état des juifs en Europe “, 1753

… sont ignorants, barbares, avares, superstitieux, haineux.” Dire que les Egyptiens, les Perses, les Grecs furent instruits par les juifs, c’est dire que les Romains apprirent les arts des Bas-Bretons. Les juifs ne furent jamais ni physiciens, ni géomètres, ni astronomes. Loin d’avoir des écoles publiques pour l’instruction de la jeunesse, leur langue manquait même de terme pour exprimer cette institution. (…) Enfin, vous ne trouvez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler. ”

” Essai sur les moeurs et l’esprit des nations “, 1753

http://www.lepoint.fr/livres/la-face-cachee-de-voltaire-02-08-2012-1494397_37.php

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The Street by H.P. Lovecraft

There be those who say that things and places have souls, and there be those who say they have not; I dare not say, myself, but I will tell of The Street.
     Men of strength and honour fashioned that Street; good, valiant men of our blood who had come from the Blessed Isles across the sea. At first it was but a path trodden by bearers of water from the woodland spring to the cluster of houses by the beach. Then, as more men came to the growing cluster of houses and looked about for places to dwell, they built cabins along the north side; cabins of stout oaken logs with masonry on the side toward the forest, for many Indians lurked there with fire-arrows. And in a few years more, men built cabins on the south side of The Street.
     Up and down The Street walked grave men in conical hats, who most of the time carried muskets or fowling pieces. And there were also their bonneted wives and sober children. In the evening these men with their wives and children would sit about gigantic hearths and read and speak. Very simple were the things of which they read and spoke, yet things which gave them courage and goodness and helped them by day to subdue the forest and till the fields. And the children would listen, and learn of the laws and deeds of old, and of that dear England which they had never seen, or could not remember.
     There was war, and thereafter no more Indians troubled The Street. The men, busy with labour, waxed prosperous and as happy as they knew how to be. And the children grew up comfortably, and more families came from the Mother Land to dwell on The Street. And the children’s children, and the newcomers’ children, grew up. The town was now a city, and one by one the cabins gave place to houses; simple, beautiful houses of brick and wood, with stone steps and iron railings and fanlights over the doors. No flimsy creations were these houses, for they were made to serve many a generation. Within there were carven mantels and graceful stairs, and sensible, pleasing furniture, china, and silver, brought from the Mother Land.
     So The Street drank in the dreams of a young people, and rejoiced as its dwellers became more graceful and happy. Where once had been only strength and honour, taste and learning now abode as well. Books and paintings and music came to the houses, and the young men went to the university which rose above the plain to the north. In the place of conical hats and muskets there were three-cornered hats and small-swords, and lace and snowy periwigs. And there were cobblestones over which clattered many a blooded horse and rumbled many a gilded coach; and brick sidewalks with horse blocks and hitching-posts.
     There were in that Street many trees; elms and oaks and maples of dignity; so that in the summer the scene was all soft verdure and twittering bird-song. And behind the houses were walled rose-gardens with hedged paths and sundials, where at evening the moon and stars would shine bewitchingly while fragrant blossoms glistened with dew.
     So The Street dreamed on, past wars, calamities, and changes. Once most of the young men went away, and some never came back. That was when they furled the Old Flag and put up a new Banner of Stripes and Stars. But though men talked of great changes, The Street felt them not; for its folk were still the same, speaking of the old familiar things in the old familiar accents. And the trees still sheltered singing birds, and at evening the moon and stars looked down upon dewy blossoms in the walled rose-gardens.
     In time there were no more swords, three-cornered hats, or periwigs in The Street. How strange seemed the denizens with their walking-sticks, tall beavers, and cropped heads! New sounds came from the distance—first strange puffings and shrieks from the river a mile away, and then, many years later, strange puffings and shrieks and rumblings from other directions. The air was not quite so pure as before, but the spirit of the place had not changed. The blood and soul of the people were as the blood and soul of their ancestors who had fashioned The Street. Nor did the spirit change when they tore open the earth to lay down strange pipes, or when they set up tall posts bearing weird wires. There was so much ancient lore in that Street, that the past could not easily be forgotten.
     Then came days of evil, when many who had known The Street of old knew it no more; and many knew it, who had not known it before. And (((those who came))) were never as those who went away; for their accents were coarse and strident, and their mien and faces unpleasing. Their thoughts, too, fought with the wise, just spirit of The Street, so that The street pined silently as its houses fell into decay, and its trees died one by one, and its rose-gardens grew rank with weeds and waste. But it felt a stir of pride one day when again marched forth young men, some of whom never came back. These young men were clad in blue.
     With the years worse fortune came to The Street. Its trees were all gone now, and its rose-gardens were displaced by the backs of cheap, ugly new buildings on parallel streets. Yet the houses remained, despite the ravages of the years and the storms and worms, for they had been made to serve many a generation. New kinds of faces appeared in The Street; (((swarthy, sinister faces with furtive eyes and odd features))), whose owners spoke unfamiliar words and placed signs in known and unknown characters upon most of the musty houses. Push-carts crowded the gutters. A sordid, undefinable stench settled over the place, and the ancient spirit slept.
     Great excitement once came to The Street. War and revolution were raging across the seas; a dynasty had collapsed, and its degenerate subjects were flocking with dubious intent to the Western Land. Many of these took lodgings in the battered houses that had once known the songs of birds and the scent of roses. Then the Western Land itself awoke, and joined the Mother Land in her titanic struggle for civilisation. Over the cities once more floated the Old Flag, companioned by the New Flag and by a plainer yet glorious Tri-colour. But not many flags floated over The Street, for therein brooded only fear and hatred and ignorance. Again young men went forth, but not quite as did the young men of those other days. Something was lacking. And the sons of those young men of other days, who did indeed go forth in olive-drab with the true spirit of their ancestors, went from distant places and knew not The Street and its ancient spirit.
     Over the seas there was a great victory, and in triumph most of the young men returned. Those who had lacked something lacked it no longer, yet did fear and hatred and ignorance still brood over The Street; for many had stayed behind, and many (((strangers))) had come from distant places to the ancient houses. And the young men who had returned dwelt there no longer. (((Swarthy and sinister))) were most of the strangers, yet among them one might find a few faces like those who fashioned The Street and moulded its spirit. Like and yet unlike, for there was in the eyes of all a weird, unhealthy glitter as of (((greed))), ambition, (((vindictiveness))), or misguided zeal. Unrest and treason were abroad amongst an (((evil few who plotted))) to strike the Western Land its death-blow, that they might mount to power over its ruins; even as assassins had mounted in that unhappy, frozen land from whence most of them had come. And the heart of that plotting was in The Street, whose crumbling houses teemed with (((alien makers of discord))) and (((echoed))) with the plans and speeches of those who yearned for the appointed day of blood, flame, and crime.
     Of the various odd assemblages in The Street, the law said much but could prove little. With great diligence did (((men of hidden badges))) linger and listen about such places as Petrovitch’s Bakery, the squalid Rifkin School of Modern Economics, the Circle Social Club, and the Liberty Café. There congregated (((sinister men))) in great numbers, yet always was their speech guarded or in a foreign tongue. And still the old houses stood, with their forgotten lore of nobler, departed centuries; of sturdy colonial tenants and dewy rose-gardens in the moonlight. Sometimes a lone poet or traveller would come to view them, and would try to picture them in their vanished glory; yet of such travellers and poets there were not many.
     The rumour now spread widely that these houses contained the leaders of a vast (((band of terrorists))), who on a designated day were to launch an orgy of slaughter for the extermination of America and of all the fine old traditions which The Street had loved. Handbills and papers fluttered about filthy gutters; handbills and papers printed in many tongues and in many characters, yet all bearing messages of crime and rebellion. In these writings the people were urged to tear down the laws and virtues that our fathers had exalted; to stamp out the soul of the old America—the soul that was bequeathed through a thousand and a half years of Anglo-Saxon freedom, justice, and moderation. It was said that the swart men who dwelt in The Street and congregated in its rotting edifices were the brains of a (((hideous revolution))); that at their word of command many millions of brainless, besotted beasts would stretch forth their noisome talons from the slums of a thousand cities, burning, slaying, and destroying till the land of our fathers should be no more. All this was said and repeated, and many looked forward in dread to the fourth day of July, about which the strange writings hinted much; yet could nothing be found to place the guilt. None could tell just whose arrest might cut off the damnable plotting at its source. Many times came bands of blue-coated police to search the shaky houses, though at last they ceased to come; for they too had grown tired of law and order, and had abandoned all the city to its fate. Then men in olive-drab came, bearing muskets; till it seemed as if in its sad sleep The Street must have some haunting dreams of those other days, when musket-bearing men in conical hats walked along it from the woodland spring to the cluster of houses by the beach. Yet could no act be performed to check the impending cataclysm; for the (((swart, sinister men were old in cunning))).
     So The Street slept uneasily on, till one night there gathered in Petrovitch’s Bakery and the Rifkin School of Modern Economics, and the Circle Social Club, and Liberty Café, and in other places as well, vast hordes of men whose eyes were big with horrible triumph and expectation. Over hidden wires strange messages travelled, and much was said of still stranger messages yet to travel; but most of this was not guessed till afterward,when the Western Land was safe from the peril. The men in olive-drab could not tell what was happening, or what they ought to do; for the (((swart, sinister men))) were skilled in subtlety and concealment.
     And yet the men in olive-drab will always remember that night, and will speak of The Street as they tell of it to their grandchildren; for many of them were sent there toward morning on a mission unlike that which they had expected. It was known that this nest of anarchy was old, and that the houses were tottering from the ravages of the years and the storms and the worms; yet was the happening of that summer night a surprise because of its very queer uniformity. It was, indeed, an exceedingly singular happening; though after all a simple one. For without warning, in one of the small hours beyond midnight, all the ravages of the years and the storms and the worms came to a tremendous climax; and after the crash there was nothing left standing in The Street save two ancient chimneys and part of a stout brick wall. Nor did anything that had been alive come alive from the ruins.
     A poet and a traveller, who came with the mighty crowd that sought the scene, tell odd stories. The poet says that all through the hours before dawn he beheld sordid ruins but indistinctly in the glare of the arc-lights; that there loomed above the wreckage another picture wherein he could descry moonlight and fair houses and elms and oaks and maples of dignity. And the traveller declares that instead of the place’s wonted stench there lingered a delicate fragrance as of roses in full bloom. But are not the dreams of poets and the tales of travellers notoriously false?
     There be those who say that things and places have souls, and there be those who say they have not; I dare not say, myself, but I have told you of The Street.

Taken from http://www.hplovecraft.com/writings/texts/fiction/s.aspx

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Время

Поторопись! Время идёт…
Как быстро летит время!
Ещё не время расстраиваться, всё будет хорошо
Нам надо быстро подписать котракт! Время – деньги.
Всему своё время
Я понимаю, что тебе плохо, но время лечит, скоро будет легче!
Мы уже отдохнули, теперь пора поработать. Делу время, потехе час.
Время от времени
Время не любит, когда его убивают
Я всегда хорошо сплю когда надо работать
Она часто меня вспоминает
Ты никогда не опаздываешь
Я редко туда хожу
Почему Время не отвечает?
Мужчина забывает
Я открываю дверь
Сейчас время не отдыхает
Я отвечаю на вопрос
Мы снова дома
Не за что. Только слова. Я не умею делать больше чтобы дать тебе хороший день

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ACCIÓN DE TUTELA: COMPETENCIA DE TRIBUNALES CONTENCIOSO ADMINISTRATIVO, SUPERIOR Y CONSEJO SECCIONAL DE LA JUDICATURA (S.D.)

  1. AUTORIDADES PÚBLICAS DEL ORDEN NACIONAL – SECTOR CENTRAL

 

 

  • Presidencia de la República
  • Vicepresidencia de la República
  • Consejo Superior de la Administración
  • Ministerios
  • Departamentos Administrativos
  • Superintendencias sin personería
    • Superintendencia de valores (Min. Hcda)
    • Superintendencia General de puertos ( Min. Transporte)

Ø  Unidades Administrativas sin Personería

  • Universidad Militar Nueva Granada (Min. Defensa)
  • Comisión Reguladora de Energía y Gas ( Minas y Energía)
  • Junta Central de Contadores ( Min. Educación)
  • Dirección general de Cooperación internacional ( Min. Educación)
  • Escuela Nacional del Deporte ( Min. Educación)
  • Unidad Administrativa Especial para el Sistema de Parques Nacionales Naturales ( Min. Ambiente)
  • Comisión de Regulación de Telecomunicaciones ( Min. Comunicaciones)
  • Museo Nacional ( Min. Cultura)
  • Biblioteca Nacional ( Min. Cultura)
  • Instituto Colombiano de Antropología ( Min. Cultura)

 

2.   OTRAS AUTORIDADES  Y ORGANISMOS NACIONALES

  • Banco de la República
  • Registraduría Nacional
  • Contraloría general de la República
  • Procuraduría General de la República – Defensoría del Pueblo ( ley 24/92)
  • Auditoria General de la Nación (Dcto 272/2)
  • Comisión Nacional de Televisión

COMPETENCIA JUZGADOS DE CIRCUITO

 

  1. AUTORIDADES PÚBLICAS DEL ORDEN DEPARTAMENTAL.

 

 

2. SECTOR DESCENTRALIZADO POR SERVICIOS

 

  • ESTABLECIMIENTOS PUBLICOS
    • Archivo General de la Nación ( Min. Interior)
    • Fondo para la participación y el fortalecimiento democrático (Dcto 2546/99) -fondo de desarrollo comunal- (antes) ( Min. Interior)
    • Reconstrucción de la Cuenca del Río Paéz y zonas aledañas “Nasa Kiwe” ( Dcto 2546/99) ( Min. Interior)
    • Dirección Nacional de Derechos de Autor ( Min. Interior)
    • Fondo Rotatorio del Ministerio de Relaciones Exteriores Min. Relaciones Exteriores)
    • Fondo de Seguridad de la Rama Judicial y del Ministerio Público ( Min. Relaciones Exteriores)
    • Inpec ( Min. Justicia)
    • Caja de Previsión Social de la Superintendencia Bancaria ( Min. Hacienda)
    • Caja de Vivienda Militar (Min. Defensa)
    • Caja de Retiro de las Fuerzas Militares ( Min. Defensa)
    • Caja de Sueldos de Retiro de la Policía Nacional ( Min. Defensa)
    • Club Militar ( Min. Defensa)
    • Defensa Civil Colombiana ( Min. Defensa)
    • Fondo Rotatorio de la Armada Nacional ( Min. Defensa)
    • Fondo Rotatorio del Ejército ( min. Defensa)
    • Fondo Rotatorio de la Fuerza Aérea Colombiana ( Min. Defensa)
    • Fondo Rotatorio de la Policía Nacional ( Min. Defensa)
    • Hospital Militar Central ( Min. Defensa)
    • Instituto de Cajas Fiscales del Ejército ( Mindefensa)
    • Incora ( Min. Agricultura)
    • Inat ( Min. Agricultura)
    • Instituto Geográfico Agustín Codazzi – IGAC (DANE)
    • Instituto Nacional de Pesca y Acuicultura INPA ( Min. Agricultura)
    • Fondo de Confinanciación para la inversión rural ( Min. Agricultura)
    • Comcaja (Min. Agricultura)
    • ICA ( Min. Agricultura)
    • Fondo de Previsión Social del Congreso de la República ( Min. Trabajo)
    • SENA ( Min. Trabajo)
    • C.B.F. ( Min. Salud)
    • Instituto Nacional de Salud
    • Instituto Nacional de Vigilancia de Medicamentos y Alimentos –  Invima ( Min. Salud)
    • Inurbe ( Min. Desarrollo Económico)
    • Instituto de Investigación e información Geo- Científica, Minero-ambiental y Nuclear ( Min.  Minas )
    • Instituto de Planificación y Promoción de Soluciones Energética, IPSE ( Min. Minas)
    • Instituto Colombiano de la Participación, Jorge Eliécer Gaitán ( Min. Educación)
    • Colegio de Boyacá ( Min. Educación)
    • Colegio Integrado Nacional Oriente de Caldas ( Min. Educación)
    • Colegio Mayor de Antioquia ( Min. Educación)
    • Colegio Mayor de Bolívar ( Min. Educación)
    • Colegio Mayor del Cauca ( Min. Educación)
    • Universidad Colegio Mayor de Cundinamarca ( Min. Educación)
    • Instituto Caro y Cuervo ( Min. Educación)
    • ICETEX ( Min. Educación)
    • ICFES ( Min. Educación)
    • Instituto Colombiano de Investigación Cultural ( Min. Educación)
    • Instituto Nacional para Ciegos ( Min. Educación)
    • Instituto Nacional para Sordos ( Min. Educación)
    • Instituto Tecnológico Pascual Bravo de Medellín ( Min. Educación)
    • ISER ( Min. Educación)
    • Instituto de Educación Técnica Profesional de Roldanillo ( Min. Educación)
    • Instituto Tolimense de Formación Técnica Profesional ( Min. Educación)
    • Instituto Técnico Central ( Min. Educación)
    • Universidad de Caldas ( Min. Educación)
    • Universidad del Cauca ( Min. Educación
    • Universidad de Córdoba ( Min. Educación)
    • Universidad Nacional ( Min. Educación)
    • Universidad Pedagógica Nacional ( Min. Educación)
    • Universidad Pedagógica y Tecnológica de Colombia ( Min. Educación)
    • Universidad Surcolombiana ( Min. Educación)
    • Universidad del Cesar ( Min. Educación)
    • Universidad Tecnológica del Chocó “ Diego Luis Córdoba” ( Min. Educación)
    • Universidad Tecnológica de Pereira ( Min. Educación)
    • Universidad de la Amazonía ( Min. Educación)
    • Universidad Tecnológica de los Llanos Orientales ( Min. Educación)
    • Instituto Nacional de Educación Técnica Profesional de San Andrés y Providencia ( Min. Educación)
    • Instituto Técnico Agrícola de Buga ( Min. Educación)
    • Instituto Nacional de Formación Técnica Profesional de Ciénaga ( Min. Educación)
    • Instituto Nacional de Formación Técnica Profesional de San Juan del Cesar Educación)
    • Coldeportes ( Min. Educación)
    • Instituto para el desarrollo de la democracia “Luis Carlos Galán”
    • Fondo de Pasivo Social de Ferrocarriles Nacionales de Colombia ( Min. Educación)
    • INVIAS ( Min. Transporte)
    • Instituto Colombiano de Investigación Cultural ( Min. Cultura)
    • Instituto de Hidrología, Meteorología y Estudios Ambientales – IDEAM ( Min. Ambiente)
    • Fondo Rotatorio del Departamento de Seguridad ( DAS)
    • Fondo Rotatorio del DANE ( DANE )
    • ESAP ( Función Pública)
    • Colciencias ( Planeación Nacional)

 

  • EMPRESAS INDUSTRIALES Y COMERCIALES DEL ESTADO
    • Imprenta Nacional ( Min. Justicia y del Derecho)
    • Indumil ( Min. Defensa)
    • Satena ( Min. Defensa)
    • Prosocial ( Min. Trabajo )
    • S.S ( Min. Trabajo)
    • Cajanal ( Min. Trabajo)
    • Fondo Nacional del Ahorro (Min. Desarrollo )
    • Ecopetrol ( Min. Minas y Energía)
    • Minercol ( Min. Minas y Energía)
    • Ecogas ( Min. Minas y Energía)
    • Adpostal ( Min. Comunicaciones)
    • Telecom ( Min. Comunicaciones)
    • Audiovisuales ( Min. Comunicaciones)
    • Inravisión ( Min. Comunicaciones)
    • Ferrovias ( Min. Transporte)
    • Fondo Financiero de Proyectos de Desarrollo- FONADE ( Planeación Nacional)

 

  • SUPERINTENDENCIAS CON PERSONERIA       
  • Superintendencia de Notariado y Registro ( Min. Just, y del Derecho)
  • Superintendencia Nacional de Salud ( Min. Salud)
  • Superintendencia de Industria y Comercio Desarr. Ecónom.)
  • Superintendencia de Subsidio Familiar ( Minis. Trabjo y Seg)
  • Superintendencia de Vigilancia y Seguridad Privada ( Minis. Defensa)
  • Superintendencia bancaria ( Hacda y Créd. Pbco)
  • Superintendencia de Servicios Públicos Domiciliarios ( Desarr. Econó.)
  • Superintendencia de Sociedades ( Desarr. Económ.)

 

  • UNIDADES ADMINISTRATIVAS CON PERSONERIA
  • Dirección de Asuntos Indígenas ( Min. Interior)
  • Dirección Nacional de Estupefacientes ( Min. Justicia)
  • Dirección de Impuestos y Aduanas Nacionales ( Min. Hacienda)
  • Contaduría General de la Nación ( Min. Hacienda)
  • Unidad de Planeación Minero- Energético ( Min. Minas y Energía)
  • Fondo Nacional Ambiental ( Min. Ambiente)
  • Fondo Ambiental de la Amazonía ( Min. Ambiente)
  • Aeronáutica Civil ( Min. Transporte)
  • Unidad de Información y Análisis Financiero ( Dcto 526/99) ( Min. Hacienda)
  • Fondo de Comunicaciones ( Min. Comunicaciones)

 

  • EMPRESAS SOCIALES DEL ESTADO
  • Instituto Nacional de Cancerología ( Min. Salud)
  • Centro Dermatológico Federico Lleras Acosta ( Min. Salud)
  • Sanatorio de Agua de Dios ( Min. Salud)
  • Sanatorio de Contratación ( Min. Salud)

 

  • SOCIEDADES DE ECONOMIA MIXTA

 

  • La Previsora ( Min. Hacienda)
  • Fiduciaria la Previsora ( Min. Hacienda)
  • Findeter ( Min. Hacienda)
  • Corporación de la Industria Aeronáutica Colombiana ( Min. Defensa )
  • Hotel San Diego S.A. ( Min. Defensa)
  • Banco Agrario ( Min. Agricultura y Desarrollo Rural )
  • Almagrario S.A. ( Min. Agricultura y Desarrollo Rural)
  • Vecol S.A ( Min. Agricultura y Desarrollo Rural))
  • Corfigan S.A. ( Min. Agricultura y Desarrollo Rural))
  • Corporación de Abastos ( Min. Agricultura y Desarrollo Rural)
  • Finagro ( Agricultura y Desarrollo Rural)
  • Bancafé (Agricultura y Desarrollo Rural)
  • Ecosalud S.A ( Min. Salud)
  • Artesanías de Colombia ( Min. Desarrollo Económico)
  • Fondo Nacional de Garantías ( Min. Desarrollo Económico)
  • Instituto de Fomento Industrial – IFI – ( Min. Desarrollo Económico)
  • IFI Leasing S.A. ( Min. Desarrollo Económico)
  • Corporación Financiera de Desarrollo ( Min. Desarrollo Económico)
  • Banco de Comercio Exterior ( Min.  Comercio Exterior)
  • Fiduciaria de Comercio Exterior – Fiducoldex ( Min. Comercio Exterior)
  • Empresa Multipropósito de Urrá, URRA S.A. ( Min. Minas y Energía)
  • Financiera Energética Nacional A. – FEN- ( Min. Minas y Energía)
  • Corelca S.A. ( Min. Minas y Energía)
  • Isagen S.A. ( Min. Minas y Energía)
  • Carbocol S.A. ( Min. Minas y Energía)
  • ISA ( Min. Minas y Energía)
  • Corporación del Río Grande de la Magdalena ( Min. Medio Ambiente)

 

 

COMPETENCIA – JUZGADOS MUNICIPALES

 

  1. AUTORIDADES PÚBLICAS DEL ORDEN MUNICIPAL
  2. PARTICULARES

 

 

Este cuadro fue elaborado por la Relatora y otros funcionarios del Tribunal Administrativo del Norte de Santander.

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Zufällige Zitate

“In Lebensgefahr sind wir immer. Man muss nur auf Gott vertrauen” — F. F.

Er soll ihn verarzten, und dann werde ich ihn vernehmen

Der Pöbel hat versucht, ihn zu lynchen

Der Pöbel hat versucht, ihn zu lynchen

Gib dem Luder ordentlich Puder

Innige Zuneigung mit fünf Buchstaben

Es gibt kein Epos mehr. Das ist unseres Epos.

Ich werde dir mit all der Stille des Planeten zuhören und deine Augen ansehen, als wären sie die letzten dieses Landes.

Die Herren denken sich laufend schlaue Namen für Churchill aus

Da hat es der liebe Gott ja noch mal gut mit ihm gemeint

Ich melde mich, sobald ich etwas in Erfahrung bringe

“Es ist nichts”, hat er noch gesagt, dann hat er das Bewusstsein verloren.

ich hoffe, ich komme nicht ungelegen

Das ist jetzt vorbei!

Jedes Zuwarten verringert unsere Chancen

Wenn man damit zufrieden ist, zu dienen. Manche ertragen es nicht.

man hat also zwei Fliegen mit einer Klappe geschlagen

da werden die Menschen hingerichtet, schon beim geringsten Verdacht

Ein Krieg ist immer eine empfindliche Störung des Wirtschaftslebens

Frankreich und Russland umklammern uns von Wsten und Osten

Frankreich und Russland umklammern uns von Westen und Osten

Ihren kann man nicht beschmutzen

Unbedingt.

Gefängnis wegen Erregung der öffentlichen Ärgernis

Zieh mir mein Höschen aus

Wenn du Ja sagst, kann er dich gegen deinen Willen einweisen lassen

Lassen Sie sich vom ersten Eindruck nicht abschrecken

Wenn Sie wollen, daß ich Ihnen helfe, antworten Sie

Sagen Sie ihn, daß er verschwinden soll

Befehlen Sie es ihm

Seien Sie stärker als er

Willst du dir wirklich von dieser Nutte Befehle geben lassen?

Nehmen Sie die Nadel raus!

Du bist das Beste, was mir seit einer Ewigkeit passiert ist

Ich glaube, ich verstehe so langsam, wie du dich an die ganze Kacke gewöhnen konntest

Der Unterschied zwischen Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft ist nur eine Illusion, wen auch eine hartnäckige… — Albert Einstein

Wir vertrauen darauf, dass die Zeit linear verläuft. Dass sie auf ewig gleichförmig voranschreitet. Bis die Unendlichkeit. Aber die Unterscheidung von Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft ist nichts als eine Illusion. Gestern, heute, morgen folgen nicht aufeinander. Sie sind in einem ewigen Kreis miteinander verbunden. Alles ist miteinander verbunden.

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La Muerte ha de venir cuando quiera venir

Los cobardes mueren muchas veces antes de su muerte; Los valientes nunca prueban la muerte sino una sola vez. De todos los prodigios que hasta ahora oí, El más extraño me parece que los hombres teman viendo que la muerte, inevitable fin, ha de venir cuando quiera venir

— Julio César por William Shakespeare

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La ahistoricidad de los argumentos pro-inmigración masiva

Se puede ver que la inmigración no es un fenómeno nuevo en los territorios de Europa y de Colombia debido a su pasado colonial – los países europeos como Francia, Inglaterra y España, como colonizadora; y Colombia como colonia – lo que nos obliga a preguntarnos en paralelo si los movimientos migratorios contemporáneos hacia estos territorios se justifican de la misma manera o si existen diferencias. Para intentar responder a esta “problemática”, es necesario analizar, en primer lugar, la historia de las justificaciones históricas que brinda el pasado colonial de países con un pasado colonizador, como los países europeos; y de Colombia, como un país con un pasado colonizado; en segundo lugar, veremos algunos argumentos posibles en contra de esta historia para finalmente concluir que las peculiaridades históricas del pasado colonial de los países Europeos y Colombia no permiten argumentar a favor de una inmigración masiva en sus territorios, teniendo en cuenta que los dos países han sufrido rupturas en su historia que no permiten hablar de una responsabilidad colectiva que hace de la inmigración una forma de retribución por los errores de un pasado que no pertenece a las diversas poblaciones que viven hoy estos dos países.

“La demografía es el destino”, un aforismo comúnmente atribuido a Auguste Compte, a menudo es utilizado por ciertas posiciones políticas para decir que con las actuales tendencias demográficas Europa ya no será Europa en el futuro debido a la diferencia entre las cifras actuales de inmigración y las tasas de fertilidad de los países de la Unión Europea, “donde la fertilidad es menor”. En contraste con esta posición, es la de aquellos que defienden la inmigración, –especialmente en Francia, Inglaterra o España– proveniente de poblaciones que históricamente han sido colonias como una fuente de mano de obra necesaria para apoyar a la industria y el retiro de una población que está envejeciendo rápidamente.

Por otro lado, la crisis en Venezuela llevó a un replanteamiento de la política migratoria colombiana para permitir el tránsito y la permanencia de los ciudadanos que escapan de la crisis política en el país vecino con la justificación de que Colombia y Venezuela comparten una historia común habiendo visto que éstos países formaron parte del Reino de Nueva Granada bajo el control colonial de la Corona española desde 1550 hasta 1819, después de las guerras de independencia donde Simón Bolívar, oriundo de Caracas, desempeñó el papel de “Libertador”.

La ruptura del pasado colonial con el presente ocurrió cuando los imperios desaparecieron. No podemos decir que todos los países europeos fueron potencias colonizadoras. No podemos decir que la actual República Francesa es la misma que el Primer y Segundo Imperio Colonial Francés porque ahora estamos hablando de un régimen “democrático” y antes de que la monarquía fuera la que conquistara y colonizara los territorios de los cuales los inmigrantes vienen hoy. No se puede decir que la República de Colombia hoy y la Nueva Granada sean las mismas, porque el Imperio español que controlaba estos territorios ya no existe (aunque hay quienes dirán que la monarquía persiste).

Este argumento puede parecer muy simplista para aquellos que quieren justificar la responsabilidad de un país como Francia para recibir migrantes de territorios que pertenecieron a antiguos territorios coloniales, pero si Francia no ha colonizado territorios que hoy envían migrantes, como Libia, Turquía (antiguo Imperio Otomano) o Colombia, que no eran colonias francesas, ¿por qué debería recibirlos? De la misma manera, ¿es una república democrática responsable de las decisiones tomadas por los gobernantes monárquicos que no consultaron al “pueblo” en una elección popular general antes de decidir colonizar otro territorio? Estas preguntas muestran que la inmigración moderna es el producto de una ruptura histórica entre los estados republicanos modernos y su pasado monárquico y colonialista.

Hay quienes dirán que Francia, en su “tradición republicana” de libertad, igualdad y fraternidad, aceptó la migración laboral como “alimentando los fuegos de la industrialización” en el siglo XIX y les dio a estos trabajadores extranjeros, tanto el estado de los residentes, como la ciudadanía. (Hollifield, 2004, p.186), y que por esta razón, Francia debe acomodar a más inmigrantes para que respeten esta “tradición republicana”. Pero este argumento no es histórico, ya que olvida que este movimiento migratorio ocurrió en el período particular de la revolución industrial y que, para ser aceptable, deben repetirse las mismas condiciones que le dieron lugar.

Volviendo nuestros rostros hacia los territorios de Nueva Granada y que hoy son Colombia y Venezuela, ambos con su pasado compartido durante el período colonial en la segunda mitad del siglo XVI, gobernados por una “estructura altamente centralizada” coordinada por el Rey y sus consejeros de España con el “Consejo de Indias”, un cuerpo legislativo, administrativo y judicial; y por el Virrey, en la costa americana (Bushnell, 2017. P. 30). Tras la ruptura de las relaciones con el Imperio español (1781-1819), el Congreso de Angostura proclamó la unión del Virreinato de la Nueva Granada con la fundación de la República de la Gran Colombia, pero esta unión n ‘ duró hasta 1826, con una revuelta en Caracas contra el poder centralista de Bogotá. Es válido decir que esta separación entre Venezuela y Colombia era solamente a nivel Estatal y es por eso que el día de hoy conocemos a estos países como “Naciones Hermanas”.

A pesar de esta separación, encontramos aquí el problema más profundo de la clasificación de Venezuela y Colombia como “naciones” y que esta definición es producto de la ideología del “nacionismo”:

“El discurso de nación tiene que cobrar forma, no para corresponder a una etapa en un desenvolvimiento teleológico de la especie humana, sino como una contingencia, una posibilidad entre otras, que hace que la vida tenga sentido en un contexto marcado por la división y el enfrentamiento. No es que las personas vivan en naciones, sino que creen que viven en naciones, dado que la nación en cuanto discurso les parece adecuada a las cosas (pero sólo hasta cierto punto, como veremos más adelante). La planteada emergencia de la nación es, más acertadamente la emergencia de una organización humana que puede ser investida de significado a través del discurso de la nación; la emergencia de este discurso puede precisarse como la respuesta a una serie de agitaciones sociales, sucesos y procesos que pusieron en entredicho las antiguas reglas y normas” (Lobo, 2009. P. 22).

El Profesor Gregory Lobo y cuestiona así el hecho de clasificar a Colombia como una “nación a pesar de sí misma”, traducción al español del libro de David Bushnell, The Making of Modern Colombia: A nation in Spite of Itself (1993). Por lo tanto, calificar como “Nación” a un “Estado” que ha tenido más de ocho constituciones y está compuesta por un “pueblo” o varios “pueblos”, gracias a su diversidad étnica y cultural, es una aplicación arbitraria de la “ideología nacionista”. No podemos decir que Colombia y Venezuela son “Naciones Hermanas” porque el concepto de “nación” es un producto arbitrario del discurso “nacionista” y es por eso que no podemos justificar la inmigración en esta ambigüedad que puede dar lugar a la injusticia de justificar la migración de venezolanos hacia los “resguardos indígenas”, sin consultar con ellos en clara negación de su independencia y soberanía en su territorio por el error de considerarlos una parte subordinada a la “Nación” colombiana, lo que sería el caso de un colonialismo de capital para la provincia, como ha sucedido en la historia de Colombia en la cual el interior se ha visto beneficiada de la periferia.

Es éste el mayor argumento en pro de la inmigración hacia los países del norte global o del centro por parte de poblaciones provenientes del sur global o de la periferia. No obstante, para poder hacer justificable esto, como una forma de indemnización, considero que no se puede simplemente justificar en el mero hecho de que haya desigualdades económicas que pueden deberse o no a la explotación de las personas y territorios del tercer mundo, puesto que en éste caso se requeriría hacer un juicio que desvirtúe la “presunción de inocencia” de los “países del norte global” y los condene culpables de pagar indemnizaciones al tercer mundo. Es por tanto necesario preguntarnos una vez más las razones históricas de la inmigración, la validez y límites morales de las obligaciones colectivas adquiridas por los regímenes no democráticos del pasado.

Bibliografía.

Hollifield, James F. Republicanism and Immigration Control in France. DANS Cornelius, Wayne A. et al. Controlling Immigration: A Global Perspective. Stanford University Press: Stanford, 2004.

Bushnell, David. Colombia, Una nación a pesar de sí misma. Ariel: Bogotá, 2017.

Ferro, Marc. Le livre noir du colonialisme. xvie-xxie siècle: de l’extermination à la repentance. Hachette: Paris, 2003

Lobo, Gregory J. Colombia: algo diferente de una nación. Uniandes: Bogotá, 2009.

Sandel, Michael J. Justicia: ¿hacemos lo que debemos? Debate: Barcelona, 2015.

Schwarz, Henry & Ray, Sangeeta. A Companion to Postcolonial Studies. Blackwell: Oxford, 2008.

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