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Essayer d’expliquer une blague.

Plan.

  1. Problème de la définition de l’humoristique.

1.1.  Variété de termes sur l’humour.

1.2. L’insuffisance de l’acte humoristique pour définir l’humoristique.

  1. Diversité de définitions de l’humoristique

2.2. Communautés humoristiques

2.3. Difficulté de définir les communautés humoristiques

2.4. Communauté humoristique « française » vs. « colombienne »

  1. La politisation de l’humour.

3.1. Les structures de pouvoir devant l’humour.

3.2. L’humour des minorités.

C’est ironique qu’un cours sur la thématique de l’humour soit tellement comique comme quelqu’un qui essaie d’expliquer une blague. Néanmoins on est ici en essayant de voir que est-ce que l’humoristique de l’humour et, plus particulièrement, que est que fait que l’humour colombien soit colombien. Pour répondre cette problématique, en premier lieu on questionnera la difficulté de la définition de ce que fasse que l’humoristique soit humoristique. Ensuite, on verra la diversité de définitions de l’humoristique en comparant l’humour français de l’humour colombien. Essayer d’expliquer le comique ou l’humoristique est un affaire sérieux.

Au début, il faut affronter de nouveau la question de ce qu’est l’humoristique où se trouve une mer de termes pour dénommer l’acte humoristique que Charadeau a déjà cité : « comique, drôle, plaisant, amusant, ridicule, plaisanterie, moquerie, ironie, dérision, raillerie, grotesque, etc »[1]. Il y a tellement de termes comme blagues qui ne font pas rire.

Parlant de blagues qui ne font pas rire, la définition de «Acte humoristique » –comme un « acte de discours qui s’inscrit dans une situation de communication (…) à des fins de stratégie pour faire de son interlocuteur un complice (…) résultante du jeu qui s’établit entre les partenaires de la situation de communication et les protagonistes de la situation d’énonciation »–  semble être incomplète quand elle laisse le rire dehors puisqu’elle « entraînerait à nous interroger sur le mécanisme même de ce qu’est une attitude réactiver et de ce qui la suscite psychologiquement ». Alors si l’acte humoristique ne fait pas rire nécessairement, qu’est ce qu’il est ?

Malgré l’antérieur c’est compliqué de définir l’humoristique comme tout ce qui fait rire, étant donné que quelque chose peut faire rire quelqu’un mais la même chose ne peut pas faire rire quelqu’un d’autre qui rit d’une autre chose, de la même manière que quelqu’un parle une langue que quelqu’un d’autre ne parle pas. C’est pour cela qu’une blague en français peut n’être pas comique pour un colombien qui ne parle pas français et vice-versa dans ce que a été défini comme le « problème de la traduction », qui est compris par Bergson quand il fait la distinction entre « le comique que le langage exprime et celui que le langage crée », seyant le premier traduisible partiellement pour être « jeux avec les mots » et le deuxième complètement intraduisible parce sont « jeux sur les mots », où la langue qu’on utilise est particulier pour l’effet comique[2].

On peut essayer d’expliquer cette problème de traduction de l’humour simplement par les différences des langues, mais de la même manière qu’un individu réagit différemment aux différents types et formes d’humour, on peut parler de diverses « communautés linguistiques », définis par Gumperz –cité par Vincent Martin–« en termes fonctionnalistes comme un système doté d’une diversité organisée, structurée par des normes et des aspirations communes »[3]. Ainsi on peut dire que l’humour dit « colombien » est d’une communauté différente de l’humour « français ». Néanmoins, comment peut-on définir une communauté « humoristique » de l’autre ?

Maintenant on passe de questionner que est-ce qu’il fasse que l’humoristique soit humoristique à se demander que est-ce que fait que l’humour français soit « français » et l’humour colombien soit « colombien », tenant compte que la distinction géographique dite « colombienne » ou « française » pour faire référence à l’humour des différents territoires puisque elle nie la diversité régional, culturelle et linguistique des deux territoires.

Cependant ça, comme exemple, si on dit que l’humour français fait rire par le « contact » avec l’autre, comme la prolifération de plaisanteries sur les immigrants ou des blagues sur les citoyens d’autres pays, « rendu compte de la réalité socio-économique française comme l’immigration », selon Vincent Martin[4] ; l’humour « colombien », d’autre côté, pourrait être catégorisé pour être un humour populaire lié à un contexte d’un pays divisé en régions mais uni par la précarité de ses conditions face à institutions de pouvoir qui lui sont étranges et opposés. D’une manière un peu réductionniste, l’humour « français » est de contacte avec l’autre et l’humour colombien est l’humour sur ce qui m’est pareil.

De toute façon, se questionner sur la provenance ou la nationalité de l’humour soit colombien, soit français, c’est la question sur qui est le locuteur de l’acte humoristique. Le locuteur, selon Charadeau, est un des trois protagonistes de l’acte humoristique avec le destinataire et la cible et qui dans cette « situation de communication » met en place un jeu avec les autres partenaires de l’acte, en cherchant plus particulièrement en faire rapport avec le destinataire et faire de lui u complice. Pour qu’il y ait un effet humoristique, le locuteur « doit avoir vis-à-vis de son interlocuteur une position qui à la fois légitime son énonciation humoristique et justifie/explique le jeu langagier auquel il se livre à propos de tel thème, en visant telle cible »[5]. Alors, que est-ce qu’il fait qu’un locuteur soit représentant de l’humour « français » ou de l’humour « colombien » ?

Il semble être quelque chose d’arbitraire. Comme on dit qu’une région d’un pays a un dialecte, on ne dit pas que tout le pays parle le même dialecte ; comme on dit qu’une région d’un pays se rit d’un type d’humour, on ne dit pas que tout le pays rit du même type d’humour. Malgré comprendre ça, on souvent fait standardise la variété de langue ou d’humour d’un pays comme si elle était partagée pour tous les habitants du territoire enfermé par des frontières définis politiquement.

Ici on constate que définir une communauté « humoristique » n’est pas un affaire où la politique et les relations de pouvoir soient absentes. On souvent pense que l’humour « français », entre guillemets, est l’humour « parisien » parce que à Paris est où la majorité de théâtres et les médias qui diffusent les comédiens ont siège.  Le même tend à passer avec la Colombie et l’extension de l’humour de la capital comme l’humour de la totalité du « pays ».

Il faut mettre aussi « pays » entre guillemets parce que comme on peut voir, las divisions politico-administratifs sont résultants d’un jeu de pouvoir qui peut ne représenter de la manière la plus fidèle la diversité humoristique d’un « pays ». L’humour tend à cacher devant du rire les structures de pouvoir sur les qu’il se fonde, parce qu’on ne voit pas les « humours » qui n’ont pas le même pouvoir de faire rire à cause de ne pas provenir de ceux qui ont le même pouvoir de diffusion que ceux qui sont dans l’escales les plus hautes du pouvoir politique et économique. C’est pour cela qu’il faut se demander sur l’humour de ceux qui n’ont pas le pouvoir de faire rire, non due à que ces blagues soient ou non comiques, mais parce qu’ils n’ont pas le pouvoir de parler directement avec ses destinataires. Comme est l’humour de différentes minorités ethniques de la Colombie ou de la France ? Sont ces variétés d’humour inclus quand on parle d’humour « colombien » ou de l’humour « français » ?

[1] CHAREAUDEAU, P, (2006), Des catégories pour l’humour ? Question de communication, 10, 19-41.

[2] BERGSON, Henri (1924). Le rire, 23e édition. Paris : Quadrige, Presses Universitaires de France. P. 79.

[3] MARTIN, G-V. (2002). L’humour français : malice au pays des merveilles. Le français dans le monde, Humour et enseignement des langues, juillet 2002. P23-32.

[4] MARTIN, G-V. Ob. Cit.

[5] CHAREAUDEAU, P, (2006), Des catégories pour l’humour ? Question de communication, 10, 19-41.

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