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Les ruptures de l’immigration massive

On peut constater que l’immigration n’est pas un phénomène nouveau dans les territoires de la France et la Colombie en raison à ses passés coloniales –la France comme colonisateur et la Colombie comme une colonie– qui nous obligent à nous demander parallèlement si les mouvements migratoires contemporains vers ces deux pays sont-eux justifiés de la même manière ou s’il y a des différences. Pour essayer de répondre cette “problématique”, il est nécessaire d’analyser,  en premier lieu, l’histoire des justifications historiques que les passés coloniales de la France et la Colombie donnent; en deuxième lieu, on verra quelques contre arguments possibles à partir de cette histoire pour conclure finalement que les particularités historiques du passé colonial de la France et la Colombie ne permettent pas d’argumenter en pro d’une immigration massive dans leurs territoires, tenant compte que les deux pays ont subi des ruptures dans leur histoire qui ne permettent pas parler d’une responsabilité collective qui fasse l’immigration comme une forme de rétribution pour les erreurs d’un passé qui ne l’appartient pas aux diverses populations qui habitent aujourd’hui ces deux pays.

“La Démographie est le Destin”, un aphorisme communément attribué à Auguste Compte, est souvent utilisée par certes positions politiques pour dire qu’avec les tendances démographiques actuelles l’Europe ne sera plus l’Europe dans le futur à cause de la différence entre les chiffres actuelles de l’immigration et celles de la fécondité des pays de l’Union Européenne, “où la fécondité est plus faible”. En revanche à cette position, se trouve celle de ceux qui défendent l’immigration  –spécialement en France– des populations qu’historiquement ont été des colonies comme une source de main d’oeuvre nécessaire pour soutenir l’industrie et la retraite d’une population qui vieillit rapidement.

D’autre côté, la crise en Venezuela a conduit à repenser la politique migratoire colombienne pour permettre le transit et le séjour des citoyens qui échappent la crise politique dans le pays voisin avec la justification que la Colombie et Venezuela partagent une histoire commun vu que ces pays étaient partie du Royaume de la Nouvelle-Grenade sous le control colonial de la Couronne Espagnole dès 1550 jusqu’en 1819, après des guerres d’Indépendance où Simon Bolivar, native de Caracas, a joué le rôle de “Liberateur”.

La rupture du passé colonial et le présent s’est donnée quand les Empires ont disparu. On ne peut pas dire que la République Français actuelle est la même que le Premier et Seconde Empires Coloniaux Françaises parce que on parle maintenant d’un régime “démocratique” et avant la monarchie était celle qui avait conquis et colonisé les territoires d’où les immigrants viennent aujourd’hui. On ne peut pas dire que la République de la Colombie d’aujourd’hui et la Nouvelle-Grenade sont la même chose, parce que l’Empire Espagnol qui contrôlait ces territoires n’existe plus.

Cet argument peut paraître très simpliste pour ceux qui veulent justifier la responsabilité d’un pays comme la France d’accueillir des migrants des territoires qu’on appartenu à des anciennes territoires coloniales, mais si la France n’a pas colonisé des territoires qu’aujourd’hui envoient des migrants –comme la Lybie, la Turquie (Ancien Empire Ottoman) ou la Colombie, qui n’ont pas été des colonies françaises–, pourquoi doit-elle les accueillir? De la même manière, est responsable une république démocratique des décisions prises par des gouvernants monarchiques qui n’ont pas consulté le “peuple” dans une élection populaire général avant de décider coloniser un autre territoire? Ces questions montrent que l’immigration moderne est produit d’une interruption historique entre les États républicains modernes et leur passé monarchique et colonialiste.

Il y a ceux qui diront que la France, dans leur “Tradition Républicaine” de liberté, égalité et fraternité, a accepté dès le dix neuvième siècle la migration laboral pour “alimenter les feux de l’industrialisation” et qu’elle les a donné à ces travailleurs étrangers tant le status de résidents, comme la citoyenneté. (Hollifield, 2004, P. 186), et que pour cette raison la France doit accueillir plus de migrants pour respecter cette “tradition républicaine”. Mais cet argument n’est pas historique, puisqu’il oublie que ce mouvement migratoire s’est produit dans la période particulière de la révolution industrielle et que, pour qu’il soit acceptable, les mêmes conditions doivent se répéter.

Tournant nos visages vers les territoires de la Nouvelle-Grenades et qu’aujourd’hui sont la Colombie et Venezuela, les deux avec leur partage pendant la période colonial dans la seconde moitié du XVIe siècle, gouverné par “une structure hautement centralisée” coordonné par le Roi et ses conseillers depuis l’Espagne avec le “Consejo de Indias” (Conseil d’Indes), un organe législative, administrative et judiciaire; et par les Virois, dans la côte américaine (Bushnell, 2017. P. 30). Après la rupture des relations avec l’Empire Espagnol (1781-1819), le Congrès d’Angostura proclama l’union du Vice-royauté de la Nouvelle-Grenade avec la fondation de la République de la Gran Colombie, mais cette union n’a duré jusqu’en 1826, avec une révolte en Caracas contre le pouvoir centraliste de Bogotá. C’est valide de dire que cette séparation entre Venezuela et la Colombie était seulement à niveau estatal et c’est pour cela que jusqu’à nos jours on connaît ces pays comme des “Naciones Hermanas”.

Malgré cette séparation, on se trouve ici dans un problème plus profond de classification de Venezuela et de la Colombie comme des “Nations” et comme cette définition est produit de l’idéologie du “nationisme”:

“El discurso de nación tiene que cobrar forma, no para corresponder a una etapa en un desenvolvimiento teleológico de la especie humana, sino como una contingencia, una posibilidad entre otras, que hace que la vida tenga sentido en un contexto marcado por la división y el enfrentamiento. No es que las personas vivan en naciones, sino que creen que viven en naciones, dado que la nación en cuanto discurso les parece adecuada a las cosas (pero sólo hasta cierto punto, como veremos más adelante). La planteada emergencia de la nación es, más acertadamente la emergencia de una organización humana que puede ser investida de significado a través del discurso de la nación; la emergencia de este discurso puede precisarse como la respuesta a una serie de agitaciones sociales, sucesos y procesos que pusieron en entredicho las antiguas reglas y normas” (Lobo, 2009. P. 22).

Le Professeur Gregory Lobo questionne ainsi le fait de classifier la Colombie comme une “nation malgré elle même” (Una nación a pesar de sí misma), de la traduction à l’espagnol du livre de David Bushnell, “Colombia: una nación a pesar de sí misma” –titre original en anglais: The Making of Modern Colombia: A nation in Spite of Itself (1993). Par conséquent, qualifier comme “Nation” à un “État” qu’a eu plus de huit constitutions et qui est composé par un “Peuple” ou diverses “peuples”, grâce à sa diversité ethnique et culturelle, est une application arbitraire de l’ideologie “nationiste”. On ne peut pas dire que la Colombie et Venezuela sont des “Naciones Hermanas” parce que le concept de “nation” est un produit arbitraire du discours “nationiste”, et c’est pour cela qu’on ne peut pas justifier l’immigration dans cette ambiguïté qui peut résulter dans l’injustice de justifier l’immigration des venezuelans dans les “Resguardos Indígenas”, sans les consulter en manifeste négation de leur indépendance et souveraineté dans leurs territoires pour l’erreur de les considérer partie et inferieurs à la “nation” colombienne. ça serait le cas d’une colonialisme de la capital vers la province, comme

Pour conclure cette dissertation, c’est nécessaire nous demander de nouveau pour les raisons historiques de l’immigration, leur validité et les limites morales des obligations collectives acquis par des régimes non-démocratiques du passé.

Sources.

 

Hollifield, James F. Republicanism and Immigration Control in France. DANS Cornelius, Wayne A. et al. Controlling Immigration: A Global Perspective. Stanford University Press: Stanford, 2004.

 

Bushnell, David. Colombia, Una nación a pesar de sí misma. Ariel: Bogotá, 2017.

 

Ferro, Marc. Le livre noir du colonialisme. xvie-xxie siècle: de l’extermination à la repentance. Hachette: Paris, 2003

 

Lobo, Gregory J. Colombia: algo diferente de una nación. Uniandes: Bogotá, 2009.

 

Sandel, Michael J. Justicia: ¿hacemos lo que debemos? Debate: Barcelona, 2015.

 

Schwarz, Henry & Ray, Sangeeta. A Companion to Postcolonial Studies. Blackwell: Oxford, 2008.

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Свет

Quiero todo de tí
Cada centímetro
Cada pensamiento
Cada suspiro

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L’humour forcé n’est pas de l’humour

Dans son article, « L’humour comme distance dans l’espace interculturel », Azouz Begag argumente que « l’humour et l’autodérision marquent désormais le style des jeunes issus de l’immigration. En cela, l’humour se révèle un ‘’puissant diluant’’ de l’immigration dans le mainstream de la société. Effet d’un ‘’télescopage interculturel’’ maîtrisé, il déplace les frontières, dédramatise les préjugés et crée ainsi un ‘‘espace commun d’identification’’ »[1]. Pour cet auteur il semble que l’humour a le pouvoir de « briser la glace » entre deux groupes dissimiles comme les « migrants » et la « société d’accueil » de la même manière qu’une blague « brise le glace » devant un public difficile.

« Tout en riant, des interactions se produisent entre les «eux» et les «nous». On se rend compte qu’ «ils» vivent les mêmes problèmes que «nous», qu’ils rient des mêmes choses, qu’ils souffrent des mêmes maux…, en somme qu’ «ils» sont donc comme «nous» ! ». C‘est ainsi que pour Begag, l’humour est une forme de « diluer » la distinction entre les « nous » et les « autres » représentée dans Le Concept de Politique de Carl Schmitt entre les peuples qui conforment un état dedans les frontières qui séparent le territoire d’un autre[2] où la première distinction est entre ami et ennemi, l’autre, l’étrange[3].

Cette distinction est trouvée entre le « migrant » qui raconte son histoire avec le recours à l’humour devant « le mainstream de la société » ou l’interlocuteur qui deviendra son « complice », grâce à ce que Charadeau définirait comme «l’Acte humoristique » — un « acte de discours qui s’inscrit dans une situation de communication (…) à des fins de stratégie pour faire de son interlocuteur un complice (…) résultante du jeu qui s’établit entre les partenaires de la situation de communication et les protagonistes de la situation d’énonciation »[4]–. La complicité résultante de «la production d’humour », explique Begag, «  peut être considérée comme la forme ultime de ce qu’on appelle aujourd’hui avec beaucoup de réserve — tant il est devenu obsolète — l’intégration ».

C’est ici où l’optimisme que Begag place dans l’humour peut être exagéré et un peu incohérent. Exagéré quand il regarde l’humour comme une façon de diluer les distinctions entre « eux » et nous » pour réussir l’intégration, il le voit seulement du point de vue des « eux » qui sont intégrés et pas du point des « nous » qui sont forcés à s’intégrer. D’autre côté c’est incohérent parce que le titre de son essai devrait être « L’humour comme distance proximité dans l’espace interculturel » puisque il est inexplicable comme est qu’on peut dire que l’humour « déplace les frontières, dédramatise les préjugés et crée ainsi un “espace commun d’identification” » et au même temps intituler son essai disant que l’humour fonctionne comme une « distance dans l’espace interculturel ».

Mais que est-ce que Begag comprend par humour et par « espace interculturel » ? Il semble que quand il caractérise l’humour comme un « puissant diluant », l’humour serait opposé à un « puissant concentrant ». Mais « diluant » et « concentrant » de quoi ? Des « différences »,  des « préjugés », des « frontières », de la « distance entre «nous» et les «autres» », répond Begag en concordance avec la « bipolarisation » que Henri Baudin propose pour catégoriser l’humour et l’ironie , « pour construire une ligne horizontale sur laquelle, à gauche l’humour est rattaché au « même », à l’attirance, et à droite l’ironie est symbolisée par « l’autre », la distance »[5].

Cette notion de « l’espace interculturel » (que Begag ne définit pas)[6] peut être interprété comme le contexte des sociétés multiculturelles où la globalisation a fait que différents groupes avec des valeurs opposés habitent un même espace multiculturel où les accords sont nécessaires pour réussir à vivre ensembles. Ici, est-ce que l’humour peut jouer un « puissant diluant » qui semble être un processus pour lequel il est possible atteindre un « espace commun d’identification » analogue à celle de « dialogue interculturel »[7] — compris comme un « échange de vues ouvert, respectueux et basé sur la compréhension mutuelle, entre des individus et des groupes qui ont des origines et un patrimoine ethnique, culturel, religieux et linguistique différents »– que le Conseil d’Europe proposa comme un facteur qui « contribue à la mission essentielle du Conseil de l’Europe, qui est de préserver et promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit. »

Mais l’optimisme avec lequel Begag observe l’humour reste dans le contact pas seulement entre cultures, mais entre individus. Pas seulement entre le « nous » et « eux », mais entre « je » et « tu ». Plus précisément l’acte de rire pour lui a un effet de « catharsis » : « C’est une libération réconfortante dans la mesure où au moment où l’Autre se met en scène de manière humoristique, se donne à voir pour en rire, il se met en danger (proche du ridicule) et inoffensif. ». Le rire pour Begag, comme le visage pour Levinas, a le pouvoir de montrer que « moi » et « l’autre » ne sommes pas si différents : « La manière dont se présente l’Autre, dépassant l’idée de l’Autre en moi, nous l’appelons, en effet, visage. »[8].  En effet, le rire est une expression de la vulnérabilité nue du visage.

Mais si quelque chose ne résulte pas risible ? Comme peut-on reconnaître l’humour de l’autre si on ne rit pas ? Comme peut on rire si on ne comprend pas ? La manque de réponse de Begag montre l’optimisme exagéré qu’il attribue à l’humour : l’humour a le pouvoir de « diluer les différences », d’être une « catharsis » et de « déplacer les frontières ». Au même temps, il part de la prémisse que pour que l’humour puisse réussir ces objectives et crée un « espace commun d’identification » il est nécessaire de toute façon le recours au commun, au ce qu’est familiale : « Cette réduction n’est possible que parce que le maniement de l’humour requiert de celui qui l’exerce une bonne connaissance des us et coutumes locaux et une bonne maîtrise de la langue française. ». Pour que l’humour de « l’autre » me puisse faire rire au moins il doit parler ma langue et devenir ainsi moins « autre » et plus un « moi ». Pour qu’on puisse reconnaître « l’autre », il faut qu’il parle ma langue et qu’il ait une « bonne connaissance des us et coutumes locaux ».

Il est remarquable l’objectif que Begag a pour l’humour dans un contexte de contact interculturel, mais il tombe dans la contradiction de critiquer une intégration unilatéral (« les étrangers doivent s’intégrer «chez nous» ! ») en exaltant « un véritable échange » quand, pour lui, l’intégration seulement est possible quand « le maniement de l’humour requiert de celui qui l’exerce une bonne connaissance des us et coutumes locaux et une bonne maîtrise de la langue française ». Malgré l’antérieur, Begag pense que la manque de sens d’humour peut être signe d’une « pauvreté sociale » et pose comme exemple une « blague » qu’il a fait dans une conférence entre le fils de couper le beur et Le Pen. Une blague que si on ne rit pas, selon Begag, on est un exemple d’avoir « interdit volontairement toute forme de translation de son point de vue ». N’est-il pas possible que Begag n’a pas « des prédispositions fascinantes à raconter des blagues » et que son « structuration psychologique est hermétique à ce genre de jeu » ?

Avec cet exemple de blague est révélé de nouveau la contradiction et la violence de l’intégration forcée: pour que l’autre puisse être partie de ma société, il faut qu’il parle ma langue et qu’il ait une « bonne connaissance des us et coutumes locaux ». Pour que l’autre puisse rire de mes blagues, il faut qu’il parle ma langue et qu’il ait une « bonne connaissance des us et coutumes locaux ». La « diversité » dévient « homogénéité ». Mais il faut observer aussi la violence qui s’exerce contre ceux qui sont obligés à accepter à l’autre sans sa consultation ni votation comme est le cas de l’intégration forcée dans des sociétés où il n’y a eu lieu des élections pour approuver ou non l’intégration massive d’étrangers[9]. L’exclusion est remplacée par l’inclusion forcée.

L’auteur lui-même reconnaît cette violence, mais son accent sur le rôle de l’humour comme un « puissant de l’immigration dans le maintream de la société » « des jeunes issus de l’immigration » fait qu’il ignore la violence que « force les uns à porter un nouveau regard sur les Autres, à lire les rapports sociaux à différents degrés ». Je pensais que l’humour n’avait pas besoin d’user la « force à porter un nouveau regard sur les Autres ». Ce que Begag dénomme l’humour et qu’il ne définit jamais dans son article, ne s’agit pas de l’humour sinon de quelque chose d’autre.

Considérerait il comme humour un sketch télévisée qui montre l’hypocrisie autour de ceux qui promouvaient l’immigration en Europe comme le sketch dans France W9 Télévision qui demandait aux parisiens dans la rue sur l’idée de donner un abri aux « réfugiés » dans leur propres maisons, mais qui perdent l’enthousiasme quand ils connaissent à Slobodan, l’immigré qu’ils ont accepté d’accueillir chez eux[10] ?

[1] BEGAG, Azouz. « L’humour comme distance dans l’espace interculturel ». Ecarts d’identité N°97 . Automne 2001. http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/6_97_3.pdf

[2] SCHMITT, Carl. The Concept of the Political. Expanded Edition. http://www.transart.org/wp-content/uploads/group-documents/129/1389981663-schmitt_concept_of_political.pdf

[3] SCHMITT, Carl. The Concept of the Political. Expanded Edition. P. 26-27. « The specific political distinction to which political actions and motives can be reduced is that between friend and enemy. (…)The distinction of friend and enemy denotes the utmost degree of intensity of a union or separation, of an association or dissociation.  It can exist theoretically and practically, without having simultaneously to draw upon all those moral, aesthetic, economic, or other distinctions. The political enemy need not be morally evil or aesthetically ugly; he need not appear as an economic competitor, and it may even be advantageous to engage with him in business transactions. But he is, nevertheless, the other, the stranger; and it is sufficient for his nature that he is, in a specially intense way, existentially something different and alien, so that in the extreme case conflicts with him are possible. These can neither be decided by a previously determined general norm nor by the judgment of a disinterested and therefore neutral third party.

Only the actual participants can correctly recognize, understand, and judge the concrete situation and settle the extreme case of conflict. Each participant is in a position to judge whether the adversary intends to negate his opponent’s way of life and therefore must be repulsed or fought in order to preserve one’s own form of existence.»

[4] CHAREAUDEAU, P, (2006), Des catégories pour l’humour ? Question de communication, 10, 19-41.

[5] BAUDIN H. (1990): “À distance irrespectueuse, la parodie” in humoresques. L’humour d’expression française, tome 1, éd. Z’éditions, Nice, pp. 46-53. Cité par MARTIN, G-V. (2002). L’humour français : malice au pays des merveilles. Le français dans le monde, Humour et enseignement des langues, juillet 2002. P23-32.

[6] « On ne trouvera pas aussi facilement, dans un contexte non spécialisé, une définition simple de l’interculturel. Le terme ne peut être trouvé, par exemple, dans le TLF, ni dans le dictionnaire de l’Académie française » CAZADE, Alain. L’interculturel est-il soluble dans l’humour ?. Can intercultural awareness feed on humour ? Vol. XXVIII N° 2 | 2009 : Interculturel et enseignement des langues spécialisées – Volume 2. p. 24-39. https://apliut.revues.org/1067

[7] “le dialogue interculturel désigne un processus d’échange de vues ouvert et respectueux entre des personnes et des groupes de différentes origines et traditions ethniques, culturelles, religieuses et linguistiques, dans un esprit de compréhension et de respect mutuels. La liberté et la capacité de s’exprimer, mais aussi la volonté et la faculté d’écouter ce que les autres ont à dire, en sont des éléments indispensables. Le dialogue interculturel contribue à l’intégration politique, sociale, culturelle et économique, ainsi qu’à la cohésion de sociétés culturellement diverses. Il favorise l’égalité, la dignité humaine et le sentiment d’objectifs communs. Le dialogue interculturel vise à mieux faire comprendre les diverses pratiques et visions du monde, à renforcer la coopération et la participation (ou la liberté de faire des choix), à permettre aux personnes de se développer et de se transformer, et à promouvoir la tolérance et le respect de l’autre.” Livre blanc sur le dialogue interculturel « Vivre ensemble dans l’égale dignité ». Lancé par les Ministres des Affaires Etrangères du Conseil de l’Europe lors de leur 118ème session ministérielle (Strasbourg, 7 mai 2008) http://www.coe.int/t/dg4/intercultural/source/white%20paper_final_revised_fr.pdf

[8] LEVINAS, Emmanuel. Totalité et Infini, p. 72-73 et p. 43. https://monoskop.org/images/5/56/Levinas_Emmanuel_Totalit%C3%A9_et_infini_essai_sur_l_ext%C3%A9riorit%C3%A9_2000.pdf

[9] https://www.youtube.com/watch?v=VF6MezJ884M

[10] https://www.youtube.com/watch?v=oNifgFA8v_o

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The Whole Point of this Country

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“The whole point of this country is if you want to eat garbage, balloon up to 600 pounds, and die of a heart attack at 43, you can, you are free to do so. To me, that’s beautiful.” — Ron Swanson, Parks and Recreation

If that is what the “manly” and “libertarian” archetype on tv accurately says about your “country” , then your “country” should “crumble to the ground”.

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Idealen und Realitäten

Il est stupide qu’on puisse arriver à penser que la « dégénération » soit « belle » ou une expression de « liberté ». Mais ça semble que c’est l’idée de « liberté » avec laquelle on reste quand l’axiome de « ne faire pas ce que puisse endommager aux autres » signifie qu’on peut endommager soi-même, ses ancêtres et sa descendance quand les Gouvernements et ses « élites » —qui d’élites n’ont rien—compromettent le passé et le futur de ceux qui leurs ont voté pour donner un meilleur destin à ceux qui viennent dehors au même temps qu’on est libre de devenir d’autre genre, manger des tacos à Tacobell et devenir graisseux en regardant la dernière dégénération qui promeut le métissage produit de (((Hollywood))). On est libre de détruire ses traditions et sa descendance, mais pas de critiquer les élites qui promeuvent cette destruction.

Les contractualistes libérales vont crier « Raciste ! Nazi ! Xénophobe ! Antisémite ! …. » sur les toits et vont nous réaffirmer un fois plus que tous les hommes sont égaux et que « La diversité et nôtre force » pour permettre à ces envahisseurs qui ne font partie du contrat social soient considérés égaux aux citoyens qui payent avec leurs suffrages et les constantes vols à leur patrimoine (impôts) l’importation de plus et plus d’envahisseurs qui continueront à voter pour ces égalitaristes qui se bénéficient de la main d’œuvre de bon marché et des électeurs de tiers monde . Quelle valeur a « la signature » sur un contrat si ceux qui ne le signent reçoivent tous les droits et bénéfices mais pas les obligations ?

Dire, “Nous fraterniserons avec les 5 millions de musulmans et nous combattrons les 10.000 barbares” est un appel à la « paix et la réconciliation » mais dire qu’il faut défendre le pays des attaques terroristes et des injérences de gouvernements étrangers est un appel au « islamophobie et antisémitisme ». Fraterniser avec l’ennemi est acceptable mais pas avec la propre famille ou « tribu »  parce que ça est « devenir un mouvement d’extrême droite ».

«Aux idéalismes français sans importance: liberté, égalité et fraternité, nous opposons les trois réalités allemandes: l’infanterie, la cavalerie et l’artillerie»

“Den drei bedeutungslosen französischen Idealen Freiheit, Gleichheit und Brüderlichkeit begegnen wir mit den drei deutschen Realitäten Infanterie, Kavallerie und Artillerie.”

Bernhard von Bülow, Chancellier Impérial (1900-1909)

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Ronin sans épée

J’avais écouté quelque foi dans une vidéo de The School of Life une citation de Camus qui affirme que la décision la plus importante est celle de ne pas se suicide chaque jour qui coule. Nonobstant, en risquant un peu la mésinterprétation, il semble que les décisions de se tuer ou de ne se tuer pas ne se distinguent que par la date et cause d’expiration. Il est possible qu’on diffère la question aujourd’hui pour demain être tuée en allant au travail.

On ne sait pas. Les causes sont différents, mais les conséquences les mêmes : on n’est plus. Au moins si on ne croit pas au dieu-destin. Mais si on croit dans une nature exceptionnelle de l’homme qui se croit exempt des lois de la nature que contrôlent la nature des choses et qui rendent sa « libre volonté » au même temps une cause-conséquence d’une autre cause-conséquence qui la précède jusqu’à l’éternité, la décision de se suicider ou non change l’équation universelle et donne une valeur qui modifie l’équilibre.

Personne n’est si important. On n’est pas une exception, parce qu’on n’est pas important. On le sait, mais c’est difficile de le croire. On veut être plus grand et lourd comparé aux étoiles et géants spatiales.  On veut que l’es expériences et réalisations ne soient plus qu’une répétition éternelle de vies qui varient seulement dans quelques détails insignifiants chaque génération. On veut même être le fondateur d’une lignée royal, mais on n’est qu’un vassal sans nation, ni terre ni roi. Un rônin sans épée pour l’honorable seppuku.

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Essayer d’expliquer une blague.

Plan.

  1. Problème de la définition de l’humoristique.

1.1.  Variété de termes sur l’humour.

1.2. L’insuffisance de l’acte humoristique pour définir l’humoristique.

  1. Diversité de définitions de l’humoristique

2.2. Communautés humoristiques

2.3. Difficulté de définir les communautés humoristiques

2.4. Communauté humoristique « française » vs. « colombienne »

  1. La politisation de l’humour.

3.1. Les structures de pouvoir devant l’humour.

3.2. L’humour des minorités.

C’est ironique qu’un cours sur la thématique de l’humour soit tellement comique comme quelqu’un qui essaie d’expliquer une blague. Néanmoins on est ici en essayant de voir que est-ce que l’humoristique de l’humour et, plus particulièrement, que est que fait que l’humour colombien soit colombien. Pour répondre cette problématique, en premier lieu on questionnera la difficulté de la définition de ce que fasse que l’humoristique soit humoristique. Ensuite, on verra la diversité de définitions de l’humoristique en comparant l’humour français de l’humour colombien. Essayer d’expliquer le comique ou l’humoristique est un affaire sérieux.

Au début, il faut affronter de nouveau la question de ce qu’est l’humoristique où se trouve une mer de termes pour dénommer l’acte humoristique que Charadeau a déjà cité : « comique, drôle, plaisant, amusant, ridicule, plaisanterie, moquerie, ironie, dérision, raillerie, grotesque, etc »[1]. Il y a tellement de termes comme blagues qui ne font pas rire.

Parlant de blagues qui ne font pas rire, la définition de «Acte humoristique » –comme un « acte de discours qui s’inscrit dans une situation de communication (…) à des fins de stratégie pour faire de son interlocuteur un complice (…) résultante du jeu qui s’établit entre les partenaires de la situation de communication et les protagonistes de la situation d’énonciation »–  semble être incomplète quand elle laisse le rire dehors puisqu’elle « entraînerait à nous interroger sur le mécanisme même de ce qu’est une attitude réactiver et de ce qui la suscite psychologiquement ». Alors si l’acte humoristique ne fait pas rire nécessairement, qu’est ce qu’il est ?

Malgré l’antérieur c’est compliqué de définir l’humoristique comme tout ce qui fait rire, étant donné que quelque chose peut faire rire quelqu’un mais la même chose ne peut pas faire rire quelqu’un d’autre qui rit d’une autre chose, de la même manière que quelqu’un parle une langue que quelqu’un d’autre ne parle pas. C’est pour cela qu’une blague en français peut n’être pas comique pour un colombien qui ne parle pas français et vice-versa dans ce que a été défini comme le « problème de la traduction », qui est compris par Bergson quand il fait la distinction entre « le comique que le langage exprime et celui que le langage crée », seyant le premier traduisible partiellement pour être « jeux avec les mots » et le deuxième complètement intraduisible parce sont « jeux sur les mots », où la langue qu’on utilise est particulier pour l’effet comique[2].

On peut essayer d’expliquer cette problème de traduction de l’humour simplement par les différences des langues, mais de la même manière qu’un individu réagit différemment aux différents types et formes d’humour, on peut parler de diverses « communautés linguistiques », définis par Gumperz –cité par Vincent Martin–« en termes fonctionnalistes comme un système doté d’une diversité organisée, structurée par des normes et des aspirations communes »[3]. Ainsi on peut dire que l’humour dit « colombien » est d’une communauté différente de l’humour « français ». Néanmoins, comment peut-on définir une communauté « humoristique » de l’autre ?

Maintenant on passe de questionner que est-ce qu’il fasse que l’humoristique soit humoristique à se demander que est-ce que fait que l’humour français soit « français » et l’humour colombien soit « colombien », tenant compte que la distinction géographique dite « colombienne » ou « française » pour faire référence à l’humour des différents territoires puisque elle nie la diversité régional, culturelle et linguistique des deux territoires.

Cependant ça, comme exemple, si on dit que l’humour français fait rire par le « contact » avec l’autre, comme la prolifération de plaisanteries sur les immigrants ou des blagues sur les citoyens d’autres pays, « rendu compte de la réalité socio-économique française comme l’immigration », selon Vincent Martin[4] ; l’humour « colombien », d’autre côté, pourrait être catégorisé pour être un humour populaire lié à un contexte d’un pays divisé en régions mais uni par la précarité de ses conditions face à institutions de pouvoir qui lui sont étranges et opposés. D’une manière un peu réductionniste, l’humour « français » est de contacte avec l’autre et l’humour colombien est l’humour sur ce qui m’est pareil.

De toute façon, se questionner sur la provenance ou la nationalité de l’humour soit colombien, soit français, c’est la question sur qui est le locuteur de l’acte humoristique. Le locuteur, selon Charadeau, est un des trois protagonistes de l’acte humoristique avec le destinataire et la cible et qui dans cette « situation de communication » met en place un jeu avec les autres partenaires de l’acte, en cherchant plus particulièrement en faire rapport avec le destinataire et faire de lui u complice. Pour qu’il y ait un effet humoristique, le locuteur « doit avoir vis-à-vis de son interlocuteur une position qui à la fois légitime son énonciation humoristique et justifie/explique le jeu langagier auquel il se livre à propos de tel thème, en visant telle cible »[5]. Alors, que est-ce qu’il fait qu’un locuteur soit représentant de l’humour « français » ou de l’humour « colombien » ?

Il semble être quelque chose d’arbitraire. Comme on dit qu’une région d’un pays a un dialecte, on ne dit pas que tout le pays parle le même dialecte ; comme on dit qu’une région d’un pays se rit d’un type d’humour, on ne dit pas que tout le pays rit du même type d’humour. Malgré comprendre ça, on souvent fait standardise la variété de langue ou d’humour d’un pays comme si elle était partagée pour tous les habitants du territoire enfermé par des frontières définis politiquement.

Ici on constate que définir une communauté « humoristique » n’est pas un affaire où la politique et les relations de pouvoir soient absentes. On souvent pense que l’humour « français », entre guillemets, est l’humour « parisien » parce que à Paris est où la majorité de théâtres et les médias qui diffusent les comédiens ont siège.  Le même tend à passer avec la Colombie et l’extension de l’humour de la capital comme l’humour de la totalité du « pays ».

Il faut mettre aussi « pays » entre guillemets parce que comme on peut voir, las divisions politico-administratifs sont résultants d’un jeu de pouvoir qui peut ne représenter de la manière la plus fidèle la diversité humoristique d’un « pays ». L’humour tend à cacher devant du rire les structures de pouvoir sur les qu’il se fonde, parce qu’on ne voit pas les « humours » qui n’ont pas le même pouvoir de faire rire à cause de ne pas provenir de ceux qui ont le même pouvoir de diffusion que ceux qui sont dans l’escales les plus hautes du pouvoir politique et économique. C’est pour cela qu’il faut se demander sur l’humour de ceux qui n’ont pas le pouvoir de faire rire, non due à que ces blagues soient ou non comiques, mais parce qu’ils n’ont pas le pouvoir de parler directement avec ses destinataires. Comme est l’humour de différentes minorités ethniques de la Colombie ou de la France ? Sont ces variétés d’humour inclus quand on parle d’humour « colombien » ou de l’humour « français » ?

[1] CHAREAUDEAU, P, (2006), Des catégories pour l’humour ? Question de communication, 10, 19-41.

[2] BERGSON, Henri (1924). Le rire, 23e édition. Paris : Quadrige, Presses Universitaires de France. P. 79.

[3] MARTIN, G-V. (2002). L’humour français : malice au pays des merveilles. Le français dans le monde, Humour et enseignement des langues, juillet 2002. P23-32.

[4] MARTIN, G-V. Ob. Cit.

[5] CHAREAUDEAU, P, (2006), Des catégories pour l’humour ? Question de communication, 10, 19-41.

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