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Les ruptures de l’immigration massive

On peut constater que l’immigration n’est pas un phénomène nouveau dans les territoires de la France et la Colombie en raison à ses passés coloniales –la France comme colonisateur et la Colombie comme une colonie– qui nous obligent à nous demander parallèlement si les mouvements migratoires contemporains vers ces deux pays sont-eux justifiés de la même manière ou s’il y a des différences. Pour essayer de répondre cette “problématique”, il est nécessaire d’analyser,  en premier lieu, l’histoire des justifications historiques que les passés coloniales de la France et la Colombie donnent; en deuxième lieu, on verra quelques contre arguments possibles à partir de cette histoire pour conclure finalement que les particularités historiques du passé colonial de la France et la Colombie ne permettent pas d’argumenter en pro d’une immigration massive dans leurs territoires, tenant compte que les deux pays ont subi des ruptures dans leur histoire qui ne permettent pas parler d’une responsabilité collective qui fasse l’immigration comme une forme de rétribution pour les erreurs d’un passé qui ne l’appartient pas aux diverses populations qui habitent aujourd’hui ces deux pays.

“La Démographie est le Destin”, un aphorisme communément attribué à Auguste Compte, est souvent utilisée par certes positions politiques pour dire qu’avec les tendances démographiques actuelles l’Europe ne sera plus l’Europe dans le futur à cause de la différence entre les chiffres actuelles de l’immigration et celles de la fécondité des pays de l’Union Européenne, “où la fécondité est plus faible”. En revanche à cette position, se trouve celle de ceux qui défendent l’immigration  –spécialement en France– des populations qu’historiquement ont été des colonies comme une source de main d’oeuvre nécessaire pour soutenir l’industrie et la retraite d’une population qui vieillit rapidement.

D’autre côté, la crise en Venezuela a conduit à repenser la politique migratoire colombienne pour permettre le transit et le séjour des citoyens qui échappent la crise politique dans le pays voisin avec la justification que la Colombie et Venezuela partagent une histoire commun vu que ces pays étaient partie du Royaume de la Nouvelle-Grenade sous le control colonial de la Couronne Espagnole dès 1550 jusqu’en 1819, après des guerres d’Indépendance où Simon Bolivar, native de Caracas, a joué le rôle de “Liberateur”.

La rupture du passé colonial et le présent s’est donnée quand les Empires ont disparu. On ne peut pas dire que la République Français actuelle est la même que le Premier et Seconde Empires Coloniaux Françaises parce que on parle maintenant d’un régime “démocratique” et avant la monarchie était celle qui avait conquis et colonisé les territoires d’où les immigrants viennent aujourd’hui. On ne peut pas dire que la République de la Colombie d’aujourd’hui et la Nouvelle-Grenade sont la même chose, parce que l’Empire Espagnol qui contrôlait ces territoires n’existe plus.

Cet argument peut paraître très simpliste pour ceux qui veulent justifier la responsabilité d’un pays comme la France d’accueillir des migrants des territoires qu’on appartenu à des anciennes territoires coloniales, mais si la France n’a pas colonisé des territoires qu’aujourd’hui envoient des migrants –comme la Lybie, la Turquie (Ancien Empire Ottoman) ou la Colombie, qui n’ont pas été des colonies françaises–, pourquoi doit-elle les accueillir? De la même manière, est responsable une république démocratique des décisions prises par des gouvernants monarchiques qui n’ont pas consulté le “peuple” dans une élection populaire général avant de décider coloniser un autre territoire? Ces questions montrent que l’immigration moderne est produit d’une interruption historique entre les États républicains modernes et leur passé monarchique et colonialiste.

Il y a ceux qui diront que la France, dans leur “Tradition Républicaine” de liberté, égalité et fraternité, a accepté dès le dix neuvième siècle la migration laboral pour “alimenter les feux de l’industrialisation” et qu’elle les a donné à ces travailleurs étrangers tant le status de résidents, comme la citoyenneté. (Hollifield, 2004, P. 186), et que pour cette raison la France doit accueillir plus de migrants pour respecter cette “tradition républicaine”. Mais cet argument n’est pas historique, puisqu’il oublie que ce mouvement migratoire s’est produit dans la période particulière de la révolution industrielle et que, pour qu’il soit acceptable, les mêmes conditions doivent se répéter.

Tournant nos visages vers les territoires de la Nouvelle-Grenades et qu’aujourd’hui sont la Colombie et Venezuela, les deux avec leur partage pendant la période colonial dans la seconde moitié du XVIe siècle, gouverné par “une structure hautement centralisée” coordonné par le Roi et ses conseillers depuis l’Espagne avec le “Consejo de Indias” (Conseil d’Indes), un organe législative, administrative et judiciaire; et par les Virois, dans la côte américaine (Bushnell, 2017. P. 30). Après la rupture des relations avec l’Empire Espagnol (1781-1819), le Congrès d’Angostura proclama l’union du Vice-royauté de la Nouvelle-Grenade avec la fondation de la République de la Gran Colombie, mais cette union n’a duré jusqu’en 1826, avec une révolte en Caracas contre le pouvoir centraliste de Bogotá. C’est valide de dire que cette séparation entre Venezuela et la Colombie était seulement à niveau estatal et c’est pour cela que jusqu’à nos jours on connaît ces pays comme des “Naciones Hermanas”.

Malgré cette séparation, on se trouve ici dans un problème plus profond de classification de Venezuela et de la Colombie comme des “Nations” et comme cette définition est produit de l’idéologie du “nationisme”:

“El discurso de nación tiene que cobrar forma, no para corresponder a una etapa en un desenvolvimiento teleológico de la especie humana, sino como una contingencia, una posibilidad entre otras, que hace que la vida tenga sentido en un contexto marcado por la división y el enfrentamiento. No es que las personas vivan en naciones, sino que creen que viven en naciones, dado que la nación en cuanto discurso les parece adecuada a las cosas (pero sólo hasta cierto punto, como veremos más adelante). La planteada emergencia de la nación es, más acertadamente la emergencia de una organización humana que puede ser investida de significado a través del discurso de la nación; la emergencia de este discurso puede precisarse como la respuesta a una serie de agitaciones sociales, sucesos y procesos que pusieron en entredicho las antiguas reglas y normas” (Lobo, 2009. P. 22).

Le Professeur Gregory Lobo questionne ainsi le fait de classifier la Colombie comme une “nation malgré elle même” (Una nación a pesar de sí misma), de la traduction à l’espagnol du livre de David Bushnell, “Colombia: una nación a pesar de sí misma” –titre original en anglais: The Making of Modern Colombia: A nation in Spite of Itself (1993). Par conséquent, qualifier comme “Nation” à un “État” qu’a eu plus de huit constitutions et qui est composé par un “Peuple” ou diverses “peuples”, grâce à sa diversité ethnique et culturelle, est une application arbitraire de l’ideologie “nationiste”. On ne peut pas dire que la Colombie et Venezuela sont des “Naciones Hermanas” parce que le concept de “nation” est un produit arbitraire du discours “nationiste”, et c’est pour cela qu’on ne peut pas justifier l’immigration dans cette ambiguïté qui peut résulter dans l’injustice de justifier l’immigration des venezuelans dans les “Resguardos Indígenas”, sans les consulter en manifeste négation de leur indépendance et souveraineté dans leurs territoires pour l’erreur de les considérer partie et inferieurs à la “nation” colombienne. ça serait le cas d’une colonialisme de la capital vers la province, comme

Pour conclure cette dissertation, c’est nécessaire nous demander de nouveau pour les raisons historiques de l’immigration, leur validité et les limites morales des obligations collectives acquis par des régimes non-démocratiques du passé.

Sources.

 

Hollifield, James F. Republicanism and Immigration Control in France. DANS Cornelius, Wayne A. et al. Controlling Immigration: A Global Perspective. Stanford University Press: Stanford, 2004.

 

Bushnell, David. Colombia, Una nación a pesar de sí misma. Ariel: Bogotá, 2017.

 

Ferro, Marc. Le livre noir du colonialisme. xvie-xxie siècle: de l’extermination à la repentance. Hachette: Paris, 2003

 

Lobo, Gregory J. Colombia: algo diferente de una nación. Uniandes: Bogotá, 2009.

 

Sandel, Michael J. Justicia: ¿hacemos lo que debemos? Debate: Barcelona, 2015.

 

Schwarz, Henry & Ray, Sangeeta. A Companion to Postcolonial Studies. Blackwell: Oxford, 2008.

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